Thibaut LE CLAIRE

«Je préfère présenter trois candidats dont je suis convaincu des qualités plutôt que dix.»

Heureux qui comme Ulysse…

Thibaut quitte à 6 ans sa Bourgogne natale pour vivre à Paris avec sa famille. Il y décroche le bac et poursuit ses études dans l’audiovisuel ; un monde qui passionne cet éternel créatif depuis l’enfance. Mais les cours sont trop théoriques et Thibaut veut passer à la pratique. Il cesse donc ses études, mène quelques projets de réalisation et intervient ponctuellement sur des plateaux de cinéma. Impatient d’être autonome et de “mettre en place un plan de carrière”, il quitte cette voie. 

Mobilités et immobilier

Une rencontre le guide à 24 ans vers le groupe Swatch où il commence par la vente en boutique dans un centre commercial. Comme le défi de la vente l’amuse et le stimule, ses résultats sont excellents. Le célèbre groupe horloger lui propose alors de diriger son magasin des Champs-Elysées. Adresse prestigieuse mais poste trop sédentaire pour cet énergique qui a besoin de mouvements. 
Il préfère accepter le poste de Sales district Manager où il couvre 14 départements du Grand Est ; y trouve l’autonomie et le mouvement auquel il aspire mais hélas « rien d’exaltant».
Thibaut travaille alors pendant 5 ans aux côtés de son frère, développeur de projets immobiliers, avant de créer en 2011 sa propre SARL. Persévérant, perspicace, intuitif, il y muscle sa culture immobilière, un savoir-faire d’entrepreneur et de bons réflexes pour réussir. Et de fait, la réussite est au rendez-vous. 

Ailleurs si j’y suis

Quelque chose manque pourtant à ce passionné de sport extrême et d’aventures ; “une urgence de vivre intensément” ; un besoin de sens et de sensible indispensables à sa vie.
Un raid moto dans le désert marocain sera le déclencheur. Il (re)découvre le vide, le dépassement de soi, la nature hostile et infinie. Il se projette alors dans d’autres aventures comme le Dakar qui lui tient tant à coeur…
Mais c’est finalement un autre grand rêve qui le rattrape : larguer les amarres et faire le tour du monde pendant un an. Le genre de fantasme auquel beaucoup rêvent mais peu accèdent.
S’en suit une période de grand tri. Symbolique, humain, matériel…« J’ai revendu toute ma vie. Et le 3 janvier 2015, je disais au revoir aux miens avec un sac à dos, quelques objets de valeur sentimentale et une caméra en guise de journal intime » raconte-t-il avec une émotion intacte.
Après 3 mois en Inde où “personne ne l’attendait”, il s’est laissé porté au gré des envies, “des cailloux blancs” et des centaines de rencontres faites dans les 12 pays qu’il traverse – de l’Asie sud à l’Amérique latine en passant par l’Océanie.
Cette expérience renforce considérablement son écoute, sa capacité à prendre les informations, sa curiosité et son ouverture aux autres. “Cela m’a permis de sortir de ma zone de confort. Là bas, j’ai fait des rencontres, même de quelques heures, dont je me souviendrai toute ma vie. J’ai gagné en discernement ; appris à suivre mon intuition et mes émotions ; et à aller au-delà de la première impression” résume-t-il. Un véritable talent, particulièrement dans le monde exigeant du recrutement. 

Retour au sens

Au terme d’un an de libres pérégrinations et malgré les mises en garde des Cassandre, le retour parisien est plutôt serein.
Thibaut retourne d’abord en terrain connu ; rejoint une société d’investissement immobilier dont il gère le développement commercial. Conscient d’avoir changé de point de vue sur le monde, le trentenaire s’implique comme toujours avec sérieux, mais moins de fougue.
C’est alors que l’expérience de la paternité et le goût des nouveaux défis le rattrapent. Thibaut le passionné souhaite continuer de se challenger et se dépasser. Alors quand Yann Nadel, ami de longue date, lui propose de rejoindre sa nouvelle équipe en formation, il se sent « mûr pour l’aventure ».Outre l’humain, la cohérence et le sens recherchés, le parcours et la qualité du coaching de Yann finissent de le convaincre.
Depuis janvier 2018, Thibaut s’investit donc chez Staff Research avec l’enthousiasme qui est sien. Et un certain recul en probable héritage de ses voyages. « La vie m’a convaincu d’une chose : on peut être utopique quand on s’en donne les moyens ! » conclut-il.